Affective polarization is often blamed on the rise of partisan news. However, self-reported measures of news consumption suffer serious flaws. We often have limited ability to characterize partisan media audiences outside of the United States. I use a behavioural data set of 728 respondents whose online behaviour was tracked over four weeks during the 2019 Canadian federal election. These data were paired to a survey for a subset of respondents. I find that audiences for partisan media are small, and web traffic is driven by an even smaller share of the population. There are few major partisan differences in news media use, and partisan news exposure is higher among highly attentive, sophisticated news consumers, rather than those with strong political commitments., RésuméLa polarisation affective est souvent accusée d’être à l’origine de la montée des informations partisanes. Toutefois, les mesures de la consommation d’informations autodéclarées présentent de sérieuses lacunes. Nous avons souvent une capacité limitée à caractériser les audiences des médias partisans en dehors des États-Unis. J’utilise un ensemble de données comportementales de 728 répondants dont le comportement en ligne a été suivi pendant quatre semaines au cours de l’élection fédérale canadienne de 2019. Ces données ont été couplées à une enquête pour un sous-ensemble de répondants. Je constate que les audiences des médias partisans sont faibles, et que le trafic Web est alimenté par une part encore plus faible de la population. Il y a peu de différences partisanes majeures dans l’utilisation des médias d’information, et l’exposition aux nouvelles partisanes est plus élevée chez les consommateurs de nouvelles très attentifs et sophistiqués, plutôt que chez ceux qui ont des engagements politiques forts.
