For more than 150 years, politicians, the federal government, and missionary churches misled Canadians about deaths, abuse, and the genocidal intent in residential schools for Indigenous children. More recently, the identification of suspected unmarked graves at former school sites has triggered a renewed spread of misinformation denying the harmful legacy of residential schools. To what extent does the Canadian public endorse residential school denialism? Can education counter this misinformation? In this study, we develop and test a scale for measuring residential school denialism. We find that nearly one in five non-Indigenous Canadians agree with denialist claims, while an equal share feel they do not know enough to offer an opinion. Denialist beliefs are more common among men, conservatives, those with anti-Indigenous attitudes, and white Canadians who strongly identify with their racial in-group. In an experiment, we also show that educational information reduces non-opinions and increases the likelihood of rejecting denialist arguments., RésuméPendant plus de 150 ans, les politiciens, le gouvernement fédéral et les églises missionnaires ont trompé les Canadiens au sujet des décès, des abus et des intentions génocidaires dans les pensionnats destinés aux enfants autochtones. Plus récemment, l’identification de tombes anonymes présumées sur les sites d’anciennes écoles a déclenché une nouvelle vague de désinformation niant l’héritage néfaste des pensionnats. Dans quelle mesure le public canadien adhère-t-il au déni des pensionnats ? L’éducation peut-elle contrer cette désinformation ? Dans cette étude, nous développons et testons une échelle pour mesurer le déni des pensionnats. Nous constatons que près d’un Canadien non autochtone sur cinq est d’accord avec les affirmations négationnistes, tandis qu’une proportion égale estime ne pas en savoir assez pour se forger une opinion. Les croyances négationnistes sont plus courantes chez les hommes, les conservateurs, les personnes ayant des attitudes anti-autochtones et les Canadiens blancs qui s’identifient fortement à leur groupe racial. Dans le cadre d’une expérience, nous montrons également que l’information éducative réduit l’absence d’opinion et augmente la probabilité de rejeter les arguments négationnistes.
